En 1985, Jean-Pierre quitte Paris pour s’installer dans les Pyrénées
Orientales.
Agent de la Police aux frontières, il sera affecté au col d’Ares pendant plus de dix ans. Ce poste il l’accepta non pas par vocation mais par amour de la montagne et plaisir de la marche.
Situé à 1513m d’altitude, le col d’Ares à été l’un des chemins de la Retirada
emprunté par des milliers de réfugiés espagnols.
Au fil des années, il est devenu un passage transfrontalier peu fréquenté dont le poste douanier n’avait plus grande utilité. A de nombreuses reprises, la direction centrale de la PAF a tenté de le fermer mais Jean-Pierre s’est battu jusqu’au bout pour ne pas être délocalisé.
Il y travaillera jusqu’à son départ à la retraite en 1995.
Au delà des missions de contrôle et de sécurisation qu’il effectuait au quotidien, Jean-Pierre avait également pour responsabilité de localiser et d’entretenir les bornes qui délimitent la frontière franco-espagnole. Un travail titanesque dont il
parle avec passion. Muni d’une carte et d’une
boussole il a minutieusement répertorié et photographié les 602 bornes réparties entre la mer Méditerranée et le golfe de Gascogne.