Nesting in the Wolf Tree

“ The Forest is a state of Mind.” Gaston Bachelard
 
Nesting in the Wolf Tree aborde une réflexion sur la forêt, espace primaire et originel dont l’immensité provoque l’admiration mais aussi l’appréhension et la crainte.
La forêt de Fontainebleau, que j’ai quotidiennement et intimement investit durant mon enfance, est dans un premier temps terrain de jeux fait d’aventures et d’histoires extraordinaires. Au cours de mon adolescence, la forêt devient un espace de liberté, loin de l’autorité parentale. Aujourd’hui, elle est un lieu d’introspection et de quiétude.

La série débute telle une promenade, une errance à travers les bois pour se transformer peu à peu en un voyage d’initiation et d’émancipation. Porté par la rêverie et le jeu, commence une quête identitaire parsemée d’obstacles, de rituels singuliers et de cachettes secrètes, auxquels se mêlent contes, folklore et croyances populaires.
La forêt, naturelle, devient alors surnaturelle.
Poursuivant mon chemin, j’habille de son imagination les paysages que je traverse, et mon corps ne cesse de se fondre et de se confondre avec les éléments. Invoquant souvenirs et sensations, je transforme la forêt en un lieu de mémoire qui résonne avec la mélancolie du temps.